S’établir hors des grands centres, pas seulement en raison du prix

SELON UNE ÉTUDE RÉALISÉE POUR RE/MAX QUÉBEC

Montréal, le 14 janvier 2026 — Si de plus en plus d'acheteurs choisissent de s'établir hors des grands centres, ce n'est pas seulement en raison de l'augmentation du prix des maisons dans les grandes villes. C’est ce qui ressort d'un sondage réalisé récemment pour le compte de RE/MAX Québec. En effet, pour près de 75 % des Québécois, la maison idéale se trouve en banlieue, et même en campagne dans bien des cas !

La maison idéale est proche de la nature

Interrogés sur la maison qu’ils rêvent d’habiter, les Québécois décrivent une aire ouverte et lumineuse, offrant une vue sur la nature, avec une cour sans vis-à-vis et disposant d’un grand terrain privé. Ce portrait idyllique évolue toutefois lorsque la question ne porte plus sur l’idéal, mais sur la prochaine propriété. Les répondants continuent de privilégier la tranquillité du quartier et la proximité avec la nature… mais ils expriment clairement leur volonté de demeurer à proximité des services ! Plus du quart jugent même qu’il est « essentiel » de pouvoir accéder rapidement aux services de proximité. Cette combinaison explique pourquoi la banlieue, davantage que la campagne, s’impose comme le compromis le plus souvent associé à la maison rêvée.

Dans ce contexte, l’attrait pour les marchés en périphérie des grands centres montre qu’au-delà de la seule question du prix, ce sont aussi les critères de choix qui évoluent. À titre d’exemple : la présence d’un espace dédié au télétravail figure désormais parmi les critères prioritaires pour tous les profils de répondants. Ce sont même 10 % des répondants qui en font un critère non négociable pour choisir leur prochaine propriété, signe que le télétravail est bien là pour rester.

La copropriété en décalage avec les aspirations des acheteurs

Les plus récentes données mensuelles de l’APCIQ font état d’une baisse de 13 % des ventes de copropriétés dans la RMR de Québec et de 8 % dans celle de Montréal. Cette tendance s’explique en partie par les aspirations des acheteurs qui recherchent plus d’espace et davantage de tranquillité, des attributs qu’ils associent plus facilement à une maison unifamiliale plutôt qu’à une copropriété. Le sondage réalisé pour RE/MAX est d’ailleurs très clair à ce sujet : lorsqu’on les interroge sur leur maison idéale, 85 % des répondants privilégient la maison unifamiliale.

Des jeunes plus actifs et… plus optimistes ?

Les données montrent que si les obstacles économiques sont largement le premier obstacle identifié en matière d’accès à la propriété, ils ne freinent pas l’action des jeunes adultes sur le marché immobilier. En effet, ce sont les 18–35 ans qui se montrent les plus actifs sur le marché immobilier, si on les compare avec les répondants de 35 ans et plus. Le groupe des 18-35 ans compte un plus grand nombre de répondants ayant effectué au moins un achat immobilier (53 %, contre 38 % pour les 35 ans et plus) et ils sont aussi plus nombreux à avoir réalisé au moins deux transactions d’achat (15 %, contre 7 %) au cours des cinq dernières années. Le même phénomène se constate au niveau des ventes, alors que les 18-34 ans sont deux fois plus nombreux que les plus âgés à avoir réalisé au moins deux ventes immobilières au cours des cinq dernières années (15%, contre 6%).

Non seulement les jeunes sont-ils plus actifs, mais ils sont plus ouverts au risque. Par exemple, 17 % des jeunes adultes se disent ouverts à l’achat d’un logement nécessitant des travaux, comparativement à 10 % chez les 35 ans et plus. Cette capacité à faire des compromis va-t-elle de pair avec une perception plus positive face à l’avenir ? Dans tous les cas, même si une majorité des 18–35 ans s’attend à ce qu’il devienne plus difficile de devenir propriétaire, ils sont néanmoins moins nombreux à partager ce constat que la cohorte plus âgée (58 %, contre 73 % pour les 35 ans et plus), ce qui laisse entrevoir des perspectives très intéressantes pour le secteur immobilier dans les prochaines années.

Source : RE/MAX Québec

Renseignements :

Yousra Maazouzi

(438) 405-5096

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