Retour à la liste Immobilier

Amiante ou vermiculite contaminée dans votre maison : quoi faire ?

RE/MAX Québec

4 mins

Découvrir de l’amiante ou de la vermiculite dans sa propriété, c’est rarement une belle surprise. C’est le cas de nombreuses propriétés au Québec, surtout celles construites avant les années 1990.

L’important, c’est de savoir quoi faire, quoi éviter et à qui faire appel pour rester en sécurité.

Qu’est-ce que l’amiante et la vermiculite ?

o  L’amiante est un matériau autrefois très utilisé pour sa résistance à la chaleur et son faible coût. On en retrouvait dans les tuiles de plafond, les panneaux muraux, les calorifuges, les revêtements de plancher et certains crépis extérieurs.

Le problème : Lorsque l’amiante est friable et que ses fibres se dispersent dans l’air, il devient dangereux pour la santé, pouvant causer de graves maladies pulmonaires.

o  La vermiculite, quant à elle, est un isolant granulaire souvent présent dans les greniers. Certaines marques, comme la célèbre Zonolite, peuvent contenir de l’amiante. Bien que la vermiculite en soi ne soit pas toxique, elle doit être traitée avec beaucoup de prudence si elle est contaminée d’amiante.


1. Ne rien toucher

En ouvrant un mur, vous remarquez que l’isolant s’effrite, est de couleur grise ou en mauvais état? Il se peut que ce soit de l’amiante (mais ce n’est pas certain non plus, puisque différents anciens matériaux ont cette apparence.) 

La première réaction serait de vouloir vérifier de plus près ou même nettoyer. Mais c’est une mauvaise idée.

Ne grattez pas, ne déplacez rien et ne balayez pas les résidus tombés au sol. Car plus les fibres sont dérangées, plus elles risquent de s’infiltrer dans l’air (et donc d’être inhalées).

Limitez l’accès à la zone, évitez de brasser l’air et, si possible, fermez la ventilation dans la pièce en question.


2. Faire analyser le matériau

Impossible de confirmer la présence d’amiante à l’œil nu. Il faut faire appel à un laboratoire certifié ou à une entreprise en hygiène du bâtiment.

Les étapes à suivre :

  • Communiquez avec une entreprise spécialisée ;
  • Laissez-les prendre les échantillons eux-mêmes ;
  • Attendez les résultats avant d’entreprendre quoi que ce soit.

C’est un petit investissement pour un diagnostic essentiel.


3. Actions en cas de risque immédiat

S’il est confirmé que vous avez de l’amiante dans votre maison, l’entreprise qui a procédé à l’analyse vous dictera la suite.

Deux avenues sont habituellement possibles :

Ø Matériau en bon état (intact, non friable)?

Souvent, l’amiante intact n’est pas dangereux. Dans ces cas-là, on recommande l’encapsulage, c’est-à-dire recouvrir le matériau pour éviter qu’il se dégrade.

Ø Matériau détérioré ou en zone de travaux

Si le matériau est friable ou que des travaux sont prévus, vous devez faire appel à une entreprise spécialisée en désamiantage. Les protocoles sont stricts ici : confinement, ventilation contrôlée, décontamination et élimination sécuritaire.


4. Ne pas faire les travaux soi-même

Au Québec, les travaux impliquant l’amiante sont réglementés.

Les entreprises accréditées sont équipées pour limiter les risques, protéger votre famille et s’assurer que votre maison est sécurisée une fois le chantier terminé. Comme dit plus tôt, tenter de faire soi-même ce type de travaux peut mettre en danger votre santé et entraîner une contamination généralisée dans la maison.


Y a-t-il une indemnisation possible ?

Certains propriétaires ont été dédommagés lors d’un recours collectif au début des années 2000, impliquant le fabricant de vermiculite Zonolite. Toutefois, le programme d’indemnisation est désormais échu.


L’impact sur la vente d’une maison

En tant que vendeur, vous êtes légalement tenu de déclarer la présence d’amiante ou de vermiculite contaminée aux acheteurs potentiels.

Mais rassurez-vous : une maison peut très bien se vendre malgré cela, surtout si un diagnostic professionnel est disponible et que des travaux ont été faits selon les règles.

Si vous êtes l’acheteur et que l’inspection pré-achat a relevé de l’amiante, votre courtier immobilier pourra négocier à la baisse le prix d’achat afin d’y inclure le coût des travaux nécessaires.

Est-ce un vice caché ?

Découvrir de l’amiante ou de la vermiculite contaminée, après l’achat, soulève une question importante : pouvez-vous poursuivre l’ancien propriétaire pour vice caché ?

Oui, mais seulement si certaines conditions sont réunies. Le problème doit notamment:

  • être invisible lors d’une inspection préachat;
  • inconnu de l’acheteur;
  • porter atteinte à la valeur ou à la sécurité de la maison.


Pour entreprendre un recours, commencez par obtenir un rapport d’expert confirmant la présence et les impacts du matériau, une estimation des coûts de décontamination, puis envoyer une mise en demeure à l’ancien propriétaire.

S’il connaissait le problème et ne l’a pas mentionné, votre dossier est encore plus solide. Comme chaque situation est unique, un avocat en droit immobilier peut évaluer vos chances réelles et vos options de règlement. Par ailleurs, grâce au programme Tranquilli-T de REMAX proposé par votre courtier, vous pouvez avoir de l’accompagnement dans ce processus stressant.

Un courtier immobilier RE/MAX pourra quant à lui vous conseiller sur la marche en suivre si vous découvrez de l’amiante dans une propriété, que ce soit en tant que vendeur ou acheteur.

Avatar de RE/MAX Québec

Le nom RE/MAX est synonyme d'excellence en immobilier.

Chef de file du secteur de l'immobilier depuis 1982, le réseau RE/MAX réunit les courtiers les plus performants.

Faire carrière chez nous