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Assurance habitation : votre propriété est-elle sous-assurée?

RE/MAX Québec

4 mins

Il peut être tentant comme propriétaires de se contenter de « prendre une assurance habitation de base ». Mais ne pas comprendre ce qu’elle couvre ou pas peut avoir des conséquences financières désagréables.

L’assurance habitation couvre généralement trois volets :

  • le bâtiment,
  • les biens personnels,
  • la responsabilité civile.

Il ne faut pas seulement se protéger des incendies et des vols. Le spectre de protection doit être bien plus large.

Un dégât d’eau chez un voisin, une chute sur un terrain glacé ou un objet endommagé peuvent entraîner des réclamations importantes (parfois bien au-delà de ce que les propriétaires avaient imaginé.) 

Valeur de reconstruction : une confusion fréquente

L’une des erreurs les plus courantes est de confondre valeur marchande et valeur de reconstruction.

La vérité est que l’assurance habitation ne couvre pas le prix de vente potentiel de la maison, mais le coût réel pour la rebâtir à neuf en cas de perte totale. Donc :

  • La valeur marchande représente le prix de vente potentiel de votre maison ou votre condo à un moment précis et dans un marché précis.
  • La « valeur à neuf » ou coût de reconstruction représente ce qu’il faudrait pour rebâtir votre maison ou votre condo de façon identique (sans tenir compte du prix du terrain). Elle doit refléter les coûts actuels des matériaux et de la main-d’œuvre. Le montant doit aussi pouvoir couvrir l’avant-construction : démolition, main-d’œuvre après-sinistre, etc.


Maisons sous-assurées : les causes

Pourquoi peut-on être sous-assuré même en renouvelant régulièrement son assurance habitation ?

Ce n’est généralement pas par négligence!

Dans bien des cas, cela découle de la façon dont les assurances sont renouvelées et mises à jour au fil du temps. Par exemple :

Renouvellement basé sur l’indexation, pas sur une réévaluation complète

  • Lors d’un renouvellement annuel ou aux deux ans, les montants assurés sont souvent ajustés selon des indices moyens. On actualise un chiffre existant, sans recalculer en détail le coût réel de reconstruction de la maison. Donc, sans passer par le long questionnaire!

Indices généraux qui ne reflètent pas toujours la réalité du terrain

  • Les indexations tiennent compte de tendances globales, mais pas nécessairement :
  • de la région précise,
  • du type de construction,
  • des matériaux particuliers,
  • ou de la complexité architecturale du bâtiment.

Rénovations non déclarées ou déclarées tardivement

  • Cuisine modernisée, sous-sol aménagé, salle de bain ajoutée, finitions améliorées : ces travaux augmentent la valeur à reconstruire, mais ne sont pas automatiquement intégrés à l’assurance s’ils n’ont pas été signalés à l’assureur.

Coûts de reconstruction plus élevés après un sinistre

  • Comme dit plus tôt, l’assurance habitation doit couvrir les frais d’avant-reconstruction. Rebâtir une maison après un sinistre ne correspond pas à une construction neuve standard. Il faut souvent composer avec :
  • la démolition et l’évacuation des débris,
  • l’urgence des travaux,
  • la rareté temporaire de main-d’œuvre,
  • la mise aux normes actuelles (codes du bâtiment, efficacité énergétique).


Les dégâts d’eau : la zone grise la plus risquée

Par ailleurs, soyez vigilants quant à vos protections en lien avec les dégâts d’eau. Ils représentent l’une des principales causes de sinistres, mais aussi l’une des protections les plus complexes.

Refoulement d’égout, infiltration par la fondation, accumulation d’eau liée aux pluies intenses : toutes ces situations ne sont pas couvertes automatiquement. Plusieurs protections doivent être ajoutées en option, et certaines situations demeurent exclues si elles résultent d’un manque d’entretien.


Les biens personnels : attention aux plafonds

Aussi, les biens sont assurés, mais rarement sans restrictions. Bijoux, œuvres d’art, outils professionnels ou équipements électroniques sont fréquemment soumis à des plafonds de remboursement.

Un vol ou un incendie peut alors révéler un écart important entre la valeur réelle des biens et le montant indemnisé. Dans certains cas, une protection additionnelle est nécessaire pour éviter une perte financière significative.


Responsabilité civile : à ne pas négliger

Imaginez le cauchemar d’être poursuivi pour plusieurs centaines de milliers de dollars par le voisin!

Une couverture de responsabilité civile de 2 millions de dollars est souvent considérée comme un minimum pour un propriétaire, surtout lorsqu’il y a des enfants, une piscine, un animal ou un terrain à risques.

Comment s’assurer d’être suffisamment protégé

Le site de l’Autorité des marchés financiers indique que, lorsqu’on magasine une assurance habitation, il faut :

  • vérifier si les montants d’assurance répondent à ses besoins ;
  • confirmer que les protections choisies correspondent à votre réalité.


Qu’est-ce que ça veut dire concrètement?

L’idée est d’aller au-delà du simple renouvellement automatique chaque année en :

  1. Préparant un inventaire honnête de sa maison et de ses biens : rénovations récentes, matériaux particuliers, valeur réelle du contenu, présence d’éléments à risque (piscine, spa, foyer, sous-sol aménagé).
  2. Posant des questions concrètes à son assureur (demandez des exemples précis de situations couvertes et non couvertes, notamment en matière de dégâts d’eau et d’événements climatiques.)
  3. Comparant les protections plutôt que les primes. Par exemple, vérifiez les franchises et assurez-vous que la valeur de reconstruction est à jour.


Prendre le temps de revoir sa couverture, poser les bonnes questions et ajuster les protections est un geste simple qui vous permet de ne pas être sous-assuré.


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