Selon RE/MAX, la menace d'une récession mondiale ralentira les ventes dans les principaux marchés de l'habitation au Canada en 2008 et en 2009
La reprise des ventes dépendra de la stabilité économique l'an prochain
Laval (Québec), le 3 décembre 2008 - L'incertitude économique mondiale a considérablement nui aux activités immobilières résidentielles dans la plupart des grands centres canadiens durant la deuxième moitié de 2008. Bien que l'on prévoie un scénario semblable pour 2009, la plupart des marchés devraient survivre à la tempête, estime RE/MAX.
Dans ses perspectives du marché de l'habitation de 2009, RE/MAX a examiné les tendances du secteur immobilier résidentiel dans 23 marchés au pays. Elle a constaté que le prix moyen a remarquablement bien tenu le coup en 2008, et ce, même si 13 centres ont rapporté une diminution de leurs ventes égale ou supérieure à 10 %. Il semble que d'importants gains survenus plus tôt cette année aient contribué à renflouer la valeur des habitations à la clôture de l'exercice. Le pronostic pour l'activité résidentielle durant les six à neuf premiers mois de 2009 demeure en quelque sorte stationnaire, compte tenu de la volatilité persistante des marchés financiers et de la menace d'une récession. Par contre, lorsque le secteur financier se stabilisera à nouveau, on s'attend à ce que les marchés immobiliers se rétablissent très rapidement.
à l'échelle nationale, 440 000 habitations devraient changer de propriétaire en 2008, ce qui représente une diminution de 15 % par rapport aux ventes record de 2007. On prévoit que la valeur moyenne des habitations canadiennes avoisinera les 300 000 $, un déclin nominal de 3 % par rapport au sommet historique de l'an dernier. Toutefois, à la clôture de l'exercice 2009, le nombre de ventes devrait égaler les résultats de 2008, tandis que le prix moyen des propriétés devrait diminuer encore de 2 %, pour atteindre 293 000 $.
« Même si l'économie dictera le rendement de l'immobilier l'an prochain, il ne faut pas oublier que la demande reste présente dans le marché », a déclaré Sylvain Dansereau, vice-président exécutif de RE/MAX au Québec. « Au beau milieu de la tourmente boursière, des enseignes "à vendre" continuent d'apparaître sur les pelouses aux quatre coins du pays. Devant les taux d'intérêt abordables et le vaste choix qui s'offre à eux, les premiers acheteurs et les acheteurs orientés vers le haut de gamme qui possèdent un bon crédit pourraient bien se doter d'une stratégie d'investissement sans risque et faire l'acquisition d'une nouvelle propriété. Un investissement tangible et confortable comme l'immobilier demeure une excellente façon de réaliser des profits en période difficile. »
Les marchés majeurs se divisent en parts égales pour ce qui est du rendement immobilier prévu en 2009 : 12 centres s'attendent à égaler, voire à surpasser, les ventes de 2008, tandis que 11 prévoient une diminution. Le plus haut pourcentage d'augmentation des ventes est anticipé à Saskatoon, où le nombre de propriétés vendues devrait grimper de 3 % en 2009. La valeur des propriétés devrait se maintenir en 2009, grâce aux modestes gains que l'on prévoit enregistrer sur le prix moyen des habitations à St. John's, Montréal, Kingston, London, Winnipeg, Saskatoon et Regina.
« L'environnement immobilier canadien est beaucoup plus complexe aujourd'hui qu'il ne l'était ces dernières années », a affirmé Elton Ash, vice-président exécutif et directeur régional de RE/MAX dans l'Ouest canadien. « Le secteur est en pleine mutation : la plupart des marchés sont soit équilibrés, soit à l'avantage des acheteurs. La domination des vendeurs est terminée ; ceux-ci ne mènent plus le jeu. Les acheteurs bénéficient de possibilités comme jamais auparavant : ils jouissent de taux d'intérêt en baisse, se voient offrir un vaste choix, ont du temps pour prendre des décisions et détiennent l'avantage à la table de négociations. Les vendeurs motivés devront tenir compte du nouvel état d'esprit qui règne et établir leurs prix en conséquence. »
Les vendeurs canadiens s'ajustent lentement aux nouvelles réalités. En 2008, la majorité des marchés a commencé l'année en territoire équilibré, puis a évolué à l'avantage des acheteurs durant la deuxième moitié de 2008. L'année à venir sera remplie de défis, et ce, tout particulièrement pour les vendeurs.
« Le rendement du marché immobilier dépendra clairement de la santé de l'économie locale, provinciale et nationale en 2009 », a remarqué Michael Polzler, vice-président exécutif et directeur régional de RE/MAX Ontario-Canada atlantique. « Les difficultés qui affectent l'économie générale se répercutent sur les marchés résidentiels partout au pays, et on ne s'attend pas à ce que la situation s'améliore avant que la confiance des consommateurs ne soit rétablie. Ceci dit, les marchés pourraient bien reprendre de la vigueur dès le printemps - à condition que l'offre demeure stable, que la demande refoulée s'exprime en force, et que de faibles taux d'intérêt stimulent l'acquisition de propriétés. »
Pour consulter le rapport complet sur les perspectives immobilières 2009 de RE/MAX, cliquez ici (en anglais seulement)
RE/MAX est l'entreprise immobilière numéro un au Canada, avec plus de 18 000 agents immobiliers répartis dans plus de 670 franchises indépendantes et bureaux au pays. Le réseau de franchises RE/MAX, qui en est aujourd'hui à sa 35e année d'existence, est une organisation immobilière d'envergure mondiale, en activité dans près de 70 pays. Plus de 7 000 franchises emploient plus de 100 000 agents immobiliers, qui sont des chefs de file de l'industrie en fait de professionnalisme, d'expérience et de production. Ces agents offrent des services immobiliers dans les secteurs résidentiel et commercial. Pour plus d'information, visitez le www.remax.ca.
